Partager l'article ! Une journée aux States ...: Il est 14h, mon sac est prêt… Mon bus sera là dans 10 minutes, juste le temps pour moi d’étein ...
Il est 14h, mon sac est prêt…
Mon bus sera là dans 10 minutes, juste le temps pour moi d’éteindre mon ordinateur, de le glisser dans mon sac, et de me rendre à l’arrêt de bus.
Le trajet en bus est long, 45 minutes, mais aujourd’hui j’ai tout mon temps. Le volume de mon Ipod est trop fort. J’écoute les musiques que mon frère m’a téléchargées la veille de mon départ, elles ne sont pas toutes à mon goût mais je les écoute, toutes, en souvenir de cette soirée ! Le bus est plein, des passagers montent, d’autres descendent et le bus ne désemplit pas. Je n’entends rien de ce qui se passe mais je regarde tous ces gens, et je suis admirative de la courtoisie et du melting-pot qui m’entoure.
Après le bus, le métro. Café, repas, journal, livre, ou petit somme, chacun passe le temps comme il peut… J’essaye d’augmenter le volume de mon Ipod sans le sortir de ma poche, pour mieux entendre Christophe Maé me raconter « mon histoire »… mais je me trompe de touche et c’est alors Jason Mraz, qui me plonge quelques mois en arrière en France, à Paris, à Bordeaux, à Toulon… ! Je regarde défiler les gens, et les stations de métro. L’hôtel que j’ai réservé est à l’opposé de la ville. Le trajet est long.
Je sors du métro, sur une chanson de Taïro. Je marche 10 minutes avant de m’inquiéter que l’hôtel ne soit pas là où il devrait être. Sens de l’orientation inexistant, j’avais pris le soin de faire un plan. Je le sors et sans avoir le temps de le déplier, je le regarde s’envoler, pour aller se poser à quelques mètres, derrière un grillage que je ne peux franchir. Il est juste là, il me nargue. Je lève les yeux au ciel, et je détourne le regard et part fièrement, la tête haute, presque hautaine !
Il est 17h, j’arrive à l’hôtel. Le réceptionniste sourit à mon accent américain
et après la paperasse, m’offre 2 cookies de bienvenue. La chambre est très lumineuse, il y a 2 grands lits, une grande salle de bain, parfait ! Je pose mes affaires, mange un des cookies et
part balader dans Boston.
Je regarde l’heure sur mon portable. Tiens 2 appels en absence. Mon téléphone ne sert pas beaucoup ici, je suis étonnée. Le numéro ne me dit rien. Je n’ai pas de réseau, je ne peux pas rappeler. Je continue à airer dans la ville. Je bois un chocolat, je prends des photos, je parle avec un étudiant, je fais quelques achats déraisonnables. Je regarde l’heure, un nouvel appel en absence. Le même numéro. Toujours pas de réseau pour rappeler.
Les boutiques commencent à fermer, il est 21h. Je suis loin de l’hôtel. Je prends doucement le chemin de l’aéroport. Métros, ligne verte, puis rouge, puis grise. Je réalise que je n’ai pas demandé à mon amie sa compagnie aérienne, seul moyen de connaître son terminal d’arrivée. J’opte pour le B, pas de chance c’était le C. Je reprends la ligne grise.
Le terminal est vide, les boutiques sont fermées, les cafés et fast-food sont éteints. Il est 22h, j’ai ni faim ni soif, j’ai sommeil. Je m’assois sur un banc mes yeux se ferment touts seuls.
Je marche dans l’aéroport pour faire passer le temps. Un Dunkin’Donuts est
ouvert, il n’a ni table, ni chaise, j’opte pour un thé glacée. J’ai beaucoup marché, je suis à nouveau dans le terminal B. Merde. Je retourne au C, à pied cette fois. Je m’installe entre un petit
papi africain qui dort en boule, et une antillaise énorme qui a l’air d’une humeur massacrante. Il est 23h et le thé que j’ai choisi est très bizarre. Trop ou pas assez sucré, trop ou pas assez
crémeux. J’écris quelques cartes postales. 1,2,3 … Mon téléphone sonne. Répondeur. Message laissé à 17h. Je m’arrête au milieu de ma phrase, la carte de Corinne devra attendre. Le message
m’apprend que mon amie n’est pas dans l’avion que j’attends. Il est 23h50, je quitte l’aéroport. Dehors, il fait froid, mon bus est là… Au loin, il s’en va. Je dois attendre le prochain dans le
froid profond de ce Vendredi 19 Février 2010 à Boston.
Il est 00h30, j’arrive à l’hôtel. Je veux annuler la réservation de la 2ieme nuit.
C’est trop tard, minuit est passé depuis 30 minutes. Négocier en anglais ? Non
pas envi...
La journée a été longue, je suis fatiguée. Mon amie est connectée. Marie-Lou est aussi déçue et triste que moi. Elle m’explique : Erreur dans l’achat des billets sur internet,
réservation pour le 19 Mars. On est le 19 Février. Pas moyen d’embarquer.
Il est 1h, je mange le 2ième cookies et je choisis enfin le lit de droite.
Il est 5h, je n’ai pas fermé l’œil. Je vais sur Facebook, en France il est déjà 11h du matin, et j’ai envi d’être en France.
Je m’endors devant mon ordinateur, une larme de colère coule sur ma joue.